• Le conflit irréductible, haine et amour

    Seul l'Autre rend humain

    Œuvre de Stéphane DAUTHUILLE

    La réalité non négociable de la dualité s'impose aux hommes

  • Présentation de l'atelier

     

  • L'expérience fondatrice de la fusion

    Le Moi et l'Autre sont des notions inexistantes au stade de la fusion

    Comment est-il possible de se séparer de cet autre confondu avec soi ?

    Selon la psychologie moderne, cette séparation a lieu dès lors que le petit de l’homme, dans les stades précoces de son développement, intègre la triangulation. Ce terme signifie que l’espace fusionnel maman/bébé est interrompu par la présence du père. Pour être deux, Toi et Moi, il faut impérativement être trois. Le père a vocation à séparer l’enfant de la mère en s’affirmant comme son partenaire exclusif et de ce fait l’enfant va cristalliser les affects de haine rivale sur son père : s’il n’était pas là il aurait sa mère pour lui tout seul or sa présence met un terme à l’omnipotence de l’enfant qui jusque-là se vivait comme le centre du monde, objet de toutes les attentions.
    Ainsi pour que se créer, la représentation de l’autre en soi et pour entrer en relation avec l’autre en dehors de soi, il est impératif de quitter le bidimensionnel au profit du tridimensionnel.

    Les origines du conflit irréductible

    Le conflit irréductible Haine et Amour trouve sont origine dans l’apprentissage du réel ; ce qui suppose que l’enfant apprenne à vivre ses frustrations, l’absence, le manque, la haine, l’amour, le plaisir, le déplaisir.
    Cet apprentissage dépend de la disponibilité et de la maturité de la mère dans les échanges avec l’enfant. La différenciation s’ébauche pour trouver son issue dans le conflit œdipien. Dans le meilleur des cas, cette étape suppose que la triangulation « Maman, Papa, Bébé » soit acquise et que l’irréductibilité du conflit le soit tout autant.
    En effet, seule l’expérience de la frustration, de l’absence et du manque permet la reconnaissance de l’existence de l’autre : il y a perte du sentiment de continuité et de sécurité avec l’émergence concomitante du sentiment de haine.
    Le sentiment de haine s’origine dans le fait qu’il est intolérable pour l’enfant, que l’autre, sa mère, ait une expérience en soi, alors qu’il ressent la nécessité vitale de sa présence. Le rôle de la mère est déterminant dans cette expérience du conflit irréductible, haine/amour. La même personne peut à la fois allaiter et sevrer, choyer et punir…
    C’est la mise en échec du sentiment d’omnipotence de l’enfant par la différenciation. Pour l’enfant l’expression de ses sentiments chaotiques (souffrance, haine, rage) se fait par le corps puisque, la pensée n’est pas construite, la mise en mots des besoins et des éprouvés est impossible. La mère « suffisamment bonne » selon les termes de Winnicott va transformer le tigre en petit chat par sa capacité à métacommuniquer avec l’enfant. Elle va pouvoir contenir, réconforter et apaiser l’enfant en proie à des pulsions agressives incontrôlables pour lui puisqu’il ne dispose pas de Moi.

    L'acceptation du conflit Amour /Haine

    À la suite de cet apprentissage, l’enfant accède à l’ambivalence donc à l’acceptation du conflit interne amour-haine. En effet l’ambivalence se définit comme le caractère de ce qui comporte deux composantes de sens contraire comme c’est le cas pour l’amour et la haine. Il résulte de l’intégration de cette réalité la reconnaissance d’un face-à-face avec deux personnes autres et singulières que l’on nomme père et mère et des charges émotionnelles qui leur sont associées. Le schéma puéril du père haï et de la mère aimée est dissous.
    La haine qu’un petit enfant peut éprouver pour un parent, voire les deux, génère une culpabilité dévastatrice. Pour y échapper, il met en place des stratégies de mise à distance comme l’idéalisation du parent, le déni, la sublimation, la projection. Autant de mécanismes d’évitement d’un sentiment que réprouve un Moi en cours de construction et incapable d’assumer la charge émotionnelle qui en découle.

    Quelle est la position de Jung ?

    L’agressivité, les pulsions et les instincts sont des éléments archétypiques inhérents à la nature humaine. Pour Jung, la psyché porte en elle le conflit irréductible Amour et Haine. Il n’a cessé d’affirmer que le mal est de nature ontologique, il est inévitable et ne se conçoit pas comme l’absence du bien, mais comme une composante naturelle de la création et de la dynamique de la psyché. Seule la morale les oppose. Cette réalité transposée à la vie psychique nommée la bipolarité psychique par la psychologie moderne est appelé, ombre et persona par Jung. Ce principe sous-tend tout le Processus d’individuation dont la finalité demeure la réconciliation des contraires. L’enjeu étant une unité psychique affranchie de toute forme de dissociation ou névroses dont de conflit.
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