• Le rapport à l'inconnu et à l'agressivité

     

    Œuvre de Stéphane DAUTHUILLE

    « Acquérir des connaissances sur Soi ce n’est pas me connaitre tel que je suis, car le savoir que je peux accumuler à mon propos appartient toujours au passé et un esprit surchargé de passé est toujours en peine »

    auteur inconnu.

  • Présentation de l'atelier

     

  • La peur est le grand problème

    de la condition humaine

    Apprendre est un mouvement perpétuel qui n’a pas de passé

    La peur de l'inconnu ?

    La peur vient du passage du connu à l’inconnu, de la certitude à l’incertitude, de la permanence à l’impermanence.

    Le Moi auquel les hommes sont identifiés dans la majorité des cas est réfractaire à l’inconnu, qu’il redoute, car il menace sa quête du même, du stable et de la continuité. C’est sa dynamique même. Or la vie est un enchaînement de métamorphose qui met souvent en échec sa fonction contrôle. Et c’est pourtant bien là que le Moi y trouve sa sécurité. Un Moi insécurisé devient agressif, hostile et passe à l’acte : il réagit à une situation qui lui échappe de façon impulsive. Il y a donc bien un rapport entre la peur de l’inconnu et l’agressivité, voire la violence.

    Voir c'est agir et fuir c'est subir

    La peur est vivante, elle est une réaction de l’organisme face au danger. Dans ce cas elle est naturelle, c’est un système d’alerte nécessaire à un ajustement à une situation menaçante.

    La peur psychologique, quant à elle, est une mémoire psychoaffective qui se projette sur la situation. : il n’y a pas un réel danger, mais une représentation, une appropriation psychologique d’un évènement cohérent avec les références internes. Il n’y a donc pas d’ajustement, mais la répétition d’un comportement réponse qui concerne « un ailleurs et autrefois avec quelqu’un d’autre » qui s’impose comme la seule option. Ceux sont ces peurs psychologiques, qui ne sont pas naturelles, qui dirigent la plupart des humains. Elles sont une déformation de la réalité présente au profit du passé. Si la peur organique est vivante, nos représentations de la peur quant à elles sont mortes.

    Qu'est-ce qui en l'homme déforme la réalité  ?

    La mémoire s’est transformée en savoir. Un savoir qui fait référence et qui agit comme un impératif interne à savoir un comportement en réponse validé une fois pour toutes comme la seule option possible. Ce savoir se traduit dans le quotidien des hommes par des opinions, des croyances, des convictions, des dogmes, des certitudes, des jugements, etc.Le cycle de leurs expériences se déroule ainsi : face à une situation, ils éprouvent une sensation qu’ils perçoivent, qu’ils interprètent, qu’ils mémorisent en déduisant de leurs expériences un savoir : c’est connu.

    La répétition de ce cycle débouche sur les identifications et les figements de la psychanalyse, la saisie du Bouddhisme, les complexes de la psychologie analytique de Jung. Quel que soit la terminologie, le connu correspond à une libido figée dans l’expérience, qui n’offre aucune disponibilité à la nouveauté. Dans ce cas l’ajustement créateur des gestaltistes est impossible et condamne l’individu à la reproduction de ses impasses dans le rapport à l’environnement et à la répétition des charges émotionnelles qui leur sont associés.

    La seule façon de s’émanciper de la peur est de vivre au présent.

    L’être humain pris au piège de ses conditionnements réagit aux situations en fonction du milieu qui les a forgés. Pourquoi un conditionnement peut engendrer de la violence et de la brutalité ? Un conditionnement donne une perception erronée de la situation et génère une action inadaptée. Il y a donc un conflit entre l’action et l’idée que l’on se fait de la situation. Par exemple : « j’ai l’impression qu’un autre me regarde de travers, je ne prends même pas la précaution de le vérifier ; c’est une certitude et donc je vais l’agresser verbalement ou physiquement ». Une interprétation et/ou une déduction non vérifiées entraînent l’individu dans une non-réalité. Le connu mémorisé l’a emporté sur la réalité du champ.

    l’impossibilité de s’ajuster créativement à l’environnement témoigne du statut d’Objet de l’individu conditionné par ses expériences passées. En conséquence de quoi, le passé remplace le présent et contamine le futur et qui est mort se substitue à ce qui est vivant. Ces deux phénomènes conjugués génèrent des angoisses de la vie qui disposent pour s’en affranchir de la violence envers soi et envers l’autre.

  • Pour en savoir plus

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    3 heures d'écoute

    Tarif : 10€

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    Dominique Baumgartner

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