• Psyché

    Une mortelle qui a intégré l'Olympe

    Un Processus d'individuation abouti

    Psyché est épousée par Éros, l'archétype de la relation

    Présentation de l'atelier

  • La conciliation de l'humain et du divin est la finalité

    du Processus d'individuation

    L'union des contraires se fait par l'intermédiaire d' Éros

    Que dit le mythe d’Éros et de Psyché ?

    Le récit de Psyché est extrait du livre « l’Âne d’or » d’Apulée en l’an 161 de notre ère.

    Il était une fois trois jeunes filles fort belles… Mais pour la beauté des deux aînées, quelques charmantes qu’elles fussent, on n’était pas en peine de trouver des formules de louanges ; tandis que pour la cadette, Psyché, il y avait dans le langage humain disette de termes pour l’exprimer, ou même pour la louer dignement. » Les temples dédiés à Vénus/Aphrodite se vident au profit de cette jeune beauté. Il n’en fallait pas moins pour déchaîner la fureur de la déesse qui condamne Psyché à un sort terrible : elle aura pour époux un monstre cruel, laid et féroce. Éros est mandaté par sa mère pour appliquer le châtiment. Mais alors même qu’il l’aperçoit enchaînée à un rocher dans l’attente de son triste destin, il en tombe éperdument amoureux et mandate Zéphyr pour la subtiliser et la déposer dans sa somptueuse demeure. Les deux amants connaissent un bonheur sans pareil. « La seule contrainte à laquelle Psyché doit se soumettre c’est qu’elle ne doit pas voir son époux. Éros vient donc dans l’obscurité pour faire de Psyché son épouse. Puis il repart avant que le jour se lève. » Lorsque Psyché demande à voir ses sœurs, ces dernières envieuses et haineuses distillent le doute dans l’esprit de Psyché et la persuadent que son époux est un monstre qui va la tuer. Dans la nuit qui suit, Psyché armée d’un couteau et d’une lampe à huile, tire le drap qui recouvre son époux. Éblouie par la beauté du dieu Éros, elle renverse de l’huile brûlante sur l’épaule de ce dernier, qui aussitôt disparaît à jamais. Vénus informée de la trahison de son fils, désarme celui-ci : plus de flèches, plus de carquois, plus d’arc… Quant à Psyché « dès que Vénus l’aperçut ainsi, elle partit d’un grand éclat de rire : enfin, dit-elle, tu as daigné venir saluer ta belle-mère ! À moins que tu ne sois venue voir ton mari qui souffre de la blessure que tu lui as infligée!. Elle fit appeler ses deux servantes pour qu’elles la torturent. Celles-ci fouettèrent la malheureuse Psyché, lui infligèrent d’autres tourments, puis la ramenèrent devant Vénus. “Ne voilà-t-il pas, s’exclama celle-ci, qu’elle cherche à m’apitoyer par le pouvoir de séduction de son ventre gonflé ! Cet enfant naîtra bâtard, à condition toutefois que nous te permettions d’aller jusqu’à ton terme.”

    Une série d’épreuves insurmontables suivirent… les céréales à trier, la toison d’or des béliers, l’eau du Styx, la descente aux enfers. Psyché va bénéficier d’une aide précieuse à chaque étape de son calvaire et elle va les surmonter l’une après l’autre. Éros guérit de sa blessure, est à la recherche de Psyché ; quand il la découvre morte, il va plaider sa cause auprès du dieu de l’Olympe, Zeus, qui lui accorde l’immortalité en lui offrant le nectar des Dieux : l’ambroisie.

    En quoi l’Éros participe-t-il au Processus d'individuation ?

    Éros est l’archétype du désir, à savoir celui de la libido dégagée de l’emprise de la pulsion, du besoin, de la demande insatiable de l’enfant. L’humanité d’un individu se trouve dans la notion du désir alors que la pulsion voire la compulsion est une caractéristique de l’animalité. Éros est la voie du milieu, l’archétype de la relation comme le Tao de la tradition taoïste, ou la totalité psychique de Jung, que chaque humain est appelé à réaliser par le dialogue entre le Conscient et l’Inconscient, le Limité et l’Illimité, le Masculin et le Féminin. Tous ces termes revêtent une même réalité : il n’y a pas de totalité sans reconnaissance des opposés. Le mythe d’Éros et de Psyché est une illustration d’un Processus d’individuation abouti puisque le divin et l’humain sont réconciliés, de même que le mortel et l’immortel : Psyché, simple mortelle, rejoint le royaume des dieux après une exploration douloureuse de sa condition humaine. Le Dieu grec Éros est le dieu de l’Amour et de la puissance créatrice. Il réconcilie les contraires, met en relation les opposés, la voie royale du Processus d’individuation est la voie du milieu : l’acceptation de la concomitance des polarités et non leur opposition.

    En quoi ce mythe parle de l'homme d'aujourd'hui ?

    La psyché individuelle de l’individu n’est pas assez mature pour concilier l’humain et le divin. Elle se contente de rivaliser avec les dieux, sombrant dans la toute-puissance, la grandiosité et la mégalomanie. Elle s’attribue les qualités du Soi, alors même qu’elle est restée au stade précoce du nourrisson, non différencié de la Grande Mère, l’inconscient. L’homme qui est dans l’incapacité de réaliser la réconciliation des contraires est un être immature qui se prend pour le centre du monde et qui a droit à et qui fait le fait savoir à son environnement. L’expérience du Soi grandiose s’il elle est une expérience naturelle du nourrisson dans les stades précoces de son développement, est un refus de grandir pour un adulte. Être l’objet de toutes les attentions et avoir droit à « tout » de l’autre est un reliquat de l’enfance.

    La psyché initiale non différenciée a vocation à l’être par l’intermédiaire d’Éros, l’archétype de la relation entre le Masculin et le Féminin, l’homme et la femme, le conscient et l’inconscient, l’archaïque et le civilisé et ainsi de suite.

    L’homme d’aujourd’hui comme l’homme des siècles passés sont sommés de réaliser la réconciliation des contraires pour goûter à la complétude et à la plénitude de la totalité psychique qu’il a acquise. Sa responsabilité est d’humaniser ce qui est resté primitif et archaïque dans sa psyché.

    Qu'en pense Jung  ?

    Pour Jung, la psyché est la totalité des processus psychiques conscients et inconscients. Sa dynamique repose sur deux principes Masculin et Féminin que l’Éros met en relation. Cette union est la force motrice et la finalité du Processus d’individuation. Jung considère que l’Éros est “un daïmon mystérieux” : un génie personnel, médiateur entre les dieux et les hommes, entre l’infini de l’Esprit et la pesanteur du corps et de la Matière. Dans la psychologie analytique de Jung, le mot Éros est employé dans le sens de la fonction de relation. Il assure la cohésion de la vie psychique et oriente la libido vers la maturité, la croissance, l’expansion de la conscience et l’avènement de l’humain. Quand l’Éros est détourné de sa fonction première, qui est de se relier au divin, la libido est orientée exclusivement sur la satisfaction de la pulsion sexuelle.

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