• L'Altérité Psychique

    L’Autre en soi et à l’extérieur de Soi

    Oeuvre de Stéphane DAUTHUILLE, reproduite avec l'autorisation de l'artiste
    www.stephane-dauthuille.odexpo.com

  • L'Altérité, Moi et l’Autre à travers le mythe d’Abel et Caïn

    "Si je diffère de toi, loin de te léser, je t’augmente. » Antoine de Saint Exupéry

  • Qu'est- ce- que l'Altérité ?

    L'altérité est un concept philosophique forgé par le philosophe français Emmanuel Levinas. Il signifie « le caractère de ce qui est autre » ou la reconnaissance de l’autre dans sa différence, aussi bien culturelle que religieuse.

    Aborder le thème de l’Altérité psychique c’est questionner la place que l’Autre occupe dans notre Psyché.

    Moi et l’Autre sont deux entités psychiques indissociables. Leur co construction relève d’un processus complexe qui débute dès les premiers mois de la naissance. Ni le Moi, ni l’Autre ne sont donnés d’emblée à l’enfant, ils sont à construire au fil du temps, dans une interaction constante avec l’environnement. Si nous avons une compréhension intellectuelle de l'Autre, de ce qui est différent , étranger​, dissemblable, il en est tout autrement sur le plan affectif. C'est ce que cette atelier propose d'explorer.

    La Genèse de l'Altérité ?

    Envisager la genèse de l'Altérité c'est explorer les trois espaces psychiques que sont la fusion, l'adhésion et la séparation. Ces trois stades d'évolution du Moi dans sa rencontre avec l'Autre , selon leur déroulement, détermineront la vie psychoaffective de l'adulte en devenir.

    La fusion est un espace psychique unidimensionnel dont chacun fait l’expérience dès sa naissance et dont il garde la nostalgie. A cette période l’archétype maternel domine.Il se caractérise par une absence totale d'altérité.

    L’adhésion est un espace psychique bidimensionnel qui va succéder à l’état fusionnel. Pour le petit être l’espace c’est le vide, une menace permanente d’anéantissement, compensée par « se coller à sa mère ». A ce stade la quête du semblable est un impératif interne qui est la négation de l'altérité.

    La séparation, est un espace tridimensionnel, où l’archétype paternel va prendre le relais: il ne peut y avoir deux sans un troisième. Le Cosmos psychique s’organise : le Moi fait la différence entre le dedans et le dehors, l'Autre prend forme. C'est à ce stade qu'émerge l'Altérité.

    L’idée- force est que les expériences précoces sont déterminantes

    Que s'est-il passé avec maman ? En effet , de même que le corps de l’enfant prend forme à l’intérieur du corps de sa mère, de même sa vie psychique et affective se construit à l’intérieur de la vie psychique et affective de sa mère. La différenciation s'ébauche avec la mère. Selon la disponibilité et la cohérence des échanges de la mère avec l'enfant, celui-ci va pouvoir faire l'apprentissage du réel. A savoir : la frustration, l'absence, le manque de l'Autre qui sont concomitants à sa reconnaissance. Ce processus de différenciation trouve son aboutissement dans l'affirmation du père comme un partenaire exclusif de la mère.

    Le Processus de mourir, une réalité du monde invisible

    Le processus de mourir relève de la métaphysique et de la reconnaissance de l’immortalité de l’âme. Pour explorer ce thème, cet atelier s’emploie à distinguer les circonstances de la mort qui appartiennent au monde du visible le moment où nous passons de vie à trépas, et le processus du mourir qui lui relève du monde invisible.

      Que se passe-t-il après et comment cela se passe ?

    Pour répondre cette question, nous devons nous référer à différentes traditions qui décrivent précisément la transformation progressive qui s’opère après la mort. Ce qui fut nous, obéit à un processus de désagrégation pour ce qui est de nature à se décomposer et ce qui est inaltérable en nous, poursuit son évolution, enrichi de toutes les expériences rencontrées dans ce qui a précédé.

    Quels sont les enjeux de la différenciation ?

    "Il s'agit de donner une forme intra psychique à l'Autre: objet d'amour ou de détestation.Chacun est confronté dans sa vie psychoaffective à la réalité de cette équation première qui fait référence en la matière. L'Autre égale une présence, une absence, une menace, une figuration , un impossible etc.

    Le petit de l'homme est très tôt confronté au conflit interne amour/haine. La résolution de ce conflit est le gage de la maturité affective et donc de l'altérité. Il se traduit par l'acceptation qu'il n'y a plus de père haï ou aimé, qu'il n'y a plus de mère haï ou aimée, mais l'acceptation d'un conflit irréductible qui caractérise la condition humaine dans l'état actuelle de son évolution. A défaut de l' acceptation de cette concomitance , c'est la culpabilité qui règne dans la vie psychique de l'enfant, avec toute son arborescence. En effet l'enfant qui se vit "parricide" ou "matricide" dans ses affects, va mettre en place des mécanismes de défenses pour mettre à distance l'insoutenable, l'intolérable : le déni, l'autopunition, l'idéalisation, la projection, la suradaption, au risque de compromettre sa vie affective d'adulte en devenir.

    Quelques définitions de l'Autre

    Pour Lacan l'Autre est un lieu de jouissance et d'interdit à l'origine de l'angoisse. Il est hors d'atteinte : la loi nous interdit d'en jouir impunément sous peines de sanctions pénales (pour inceste, abus sexuels, homicide, prostitution, séquestration..), de sanctions civiles ( filiation, succession, droit de propriété...) qui obéissent toutes à une éthique morale et cosmique : l'Autre est un être unique et singulier sur lequel je n'ai aucun droit.

    « L’Autre est l’Un en moins », le « petit autre » et le « grand Autre » de Lacan.

    « Je est un Autre » d'Arthur RIMBAUD

    « L’Autre est d’abord nous-même dans l’aspect non-accompli de nous - même » d'Annick de SOUZENELLE

    « L’Esprit devenu indifférent à l’altérité de la transcendance devient à son tour insensible à l’altérité de l’autre être humain » de Jean-Yves LELOUP

    La dynamique de l'Altérité

    Cette dynamique repose sur deux mouvements contradictoires : l’appartenance et la différenciation. Le Moi fait une double expérience : il est confronté à la nécessité de se percevoir identique à lui-même et de satisfaire à une exigence de continuité, qui nourrit son besoin d’appartenance ; et concomitamment, il construit un espace psychique qui va lui permettre de passer de la fusion à la séparation, qui lui, satisfait son besoin de différenciation, menaçant sa quête du semblable. Selon que le Moi privilégie un des pôles de cette contradiction, ou intègre les deux, voici ce qu’il advient :

    – Moi n’existe pas, toi non plus : cette dynamique aboutie à la quête du semblable.

    – Moi est un Autre à l’extérieur de soi : cette dynamique aboutie à la diabolisation de l’autre ou à la reconnaissance de l’altérité.

    – Je est un autre à l’intérieur de Soi : cette dynamique aboutie à la quête de la singularité, donc de l’épanouissement et de la réalisation du Soi.

    Comme vous pouvez le comprendre, les répercussions de la place occupée par L’Autre dans notre vie intrapsychique, dans nos relations interpersonnelles, d’ordre privé et professionnel, entraînent l’exclusion de l’Autre ou son acceptation. Dans le meilleur des cas, l’acceptation de l’Autre s’accompagne d’un processus d’individuation, facteur d’autonomie et d’humanité, car seul un Moi individué est capable d’altérité. Le Moi identifié ou le Moi Je est incapable d’aimer l’Autre. Car la maturité psychique d’un être humain se mesure à son aptitude à accepter la singularité d’un autre que lui. Et il semble que le Moi Je, résulte de l’incapacité d’une personne à réaliser sa singularité et son unicité et que par voie de conséquences elle ne puisse la reconnaître chez l’Autre. Cette maturité comme son opposé s’entend dans ce que nous disons et dans le comment nous le disons*. Vous en trouverez les détails dans l’ouvrage suivant :

    *« L’Inconscient dans la relation en entreprise » — éditions Dunod — Dominique BAUMGARTNER.

    Que nous enseignent, Les mythes, contes et légendes à ce sujet ?

    Le quatrième chapitre de la Génèse rapporte l’histoire d’Abel et Caïn, fils d'Adam et d'Eve. Caïn était cultivateur et Abel pasteur de petit bétail. Un jour les frères vinrent faire des offrandes à Yahvé. Caïn offrit les produits du sol et Abel offrit les premiers nés de son troupeau et leur graisse. Seule l'offrande d'Abel est agréée. Alors Caïn, le cultivateur, tue son frère Abel, le pasteur. Qu'a-t-il bien pu se passer chez Caïn pour disposer de la vie de son frère ?Participez à cet atelier et vous le saurez.

     

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    Jung parle de la vie de la psyché face à la mort.

    Il fait référence ici non pas au complexe du Moi, que la mort terrorise, mais à la conscience de l’être individué, qui a opéré les douloureuses différenciations d’avec les forces chaotiques de l’inconscient. Cette conscience supérieure qui permet à l’homme de parachever l’œuvre de Dieu, comme l’alchimie médiévale le préconisait.

     

    « Toutes les richesses que je parais posséder sont aussi ma pauvreté et font ma solitude dans le monde. Plus je semble posséder, plus j’ai à perdre, quand je me prépare à franchir la sombre porte. Je n’ai pas choisi ma vie avec ses manques et ses accomplissements. Elle est venue à moi avec un pouvoir qui n’est pas le mien. Tout ce à quoi je suis arrivé sert un projet que je n’ai pas prévu. Tout doit être réa­lisé et rien ne m’appartient. Je suis parfaitement d’accord avec vous : il n’est pas simple d’atteindre la pauvreté et la simplicité la plus extrême. Mais c’est ce qui vous arrive, que vous le vouliez ou non, lorsque vous en arrivez à la fin de votre existence… pour celui qui a pris conscience de l’éternité nichée au fond de lui, de cette force universelle, de cette source de transcendance immanente, pour cet individu, sa vision du monde et sa vie ne peuvent plus jamais être la même ! »

    Que nous enseignent les mythes, les contes et les légendes à ce sujet ?

    La résurrection de Jésus pensé comme le Messie, en grec le Christ.

    La résurrection dans le christianisme est la mort de la Mort. Une affirmation que la vie est plus forte que la mort. Le pêcher a entraîné la chute de l’homme corps et âme. Depuis il est confronté à trois morts.

    La mort spirituelle, qui est la séparation d’avec Dieu, au moment où il est chassé de l’Eden. La mort physique est la deuxième mort, c’est-à-dire la séparation de l’âme d’avec le corps au moment de la mort physique et la mort éternelle qui interviendra au jugement dernier.

    Quand nous avons accepté Christ comme Sauveur, la première et la troisième mort n’ont plus de pouvoir sur nous, parce que notre communion avec Dieu a été rétablie et que nos péchés ont été expiés une fois pour toutes au Calvai

     

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  • Présentation de l'atelier

    L'Altérité, Moi et l’Autre à travers le mythe d’Abel et Caïn.

     
  • Participer à l'atelier Esprit et Matière

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    Dominique Baumgartner

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    dominique.baumgartner@cree-coaching.com

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    Métro: ligne 11 , stations Porte des Lilas ou Mairie des Lilas